mercredi 20 août 2008

Aller (presque) Simple

C'est dans le hall de l'aéroport de Roissy CDG que nos aventures commencent, lestés de nos sacs de randonnée nous nous présentons à l'enregistrement du vol Aeroflot (oui c'est russe), à destination de Tokyo Narita, soit :
  • 10 000km
  • 15h de vol
  • Une escale "technique" à Moscou
  • 7h de décalage horaire à l'arrivée
No comment

Après les (nombreuses) formalités et contrôles de rigueur, nous entrons dans ce qui sera notre lieu de résidence pour les 15h à venir :



et là, soudainement, nous comprenons pourquoi le trajet coutait deux fois moins cher qu'avec British airways.



Bon, j'avoue, en vrai c'est pas dans ça qu'on est monté mais dans un airbus flambant neuf, mais bon, ça fait moins aventurier si on met la photo de l'airbus.

Premières heures de vol : Paris=>Moscou, tout va bien, hormis des sièges non inclinables (pu...n 15h), ainsi qu'une salade agrémentée d'un batonnet de surimi d'une couleur et d'une texture un brin fantaisiste...

Arrivée à Moscou sous un ciel peu engageant pour une pause d'une heure, contrôles à la russe, ambiance à la russe, il y a même un groupe de danse folklorique Bulgare qui nous improvise une petite démo en plein coeur de l'aérogare, on s'y croirait...

Une petite heure plus tard, nous réembarquons dans notre piège, et, oh surprise, oh joie, le petit airbus monocouloir à siège non inclinable s'est transformé en bon gros boeing 767ER (pour Extended Range) donc presque prévu pour faire un demi tour du monde de manière (presque) confortable. Bon, là ou on fait moins les malins c'est quand la mapemonde s'affiche à la télé et qu'on se rend compte que notre trajet Paris Moscou, par rapport à ce qui nous reste à faire, eh ben c'était le même saut de puce que notre trajet Annecy Paris.

Je te passe le vol, y a rien de bien interressant à racconter (le survol de la sibérie étant à peu près aussi exaltant qu'une finale de curling), mais bon, on a au moins assisté à un superbe lever de soleil au milieu des nuages (manquait plus que les violons, le chandelier et la possibilité de se dégourdir les jambes et ça aurait été parfait).

Arrivée (enfin) à Tokyo, nous sortons de l'avion mon sac à dos lesté de toute la collection Aeroflot (sel, poivre, cure dent, oreiller, sac à vomi, bout de dérive (non ça j'ai pas osé)), il parait que je suis insortable, en même temps le logo est collector :


Tokyo Narita, 28°C 103% d'humidité, ça tranche un peu avec la clim de l'avion. Nous tombons la polaire qui rejoins le fond du sac à dos tout juste récupéré (RAS à part le flacon de parfum de ma trousse de toilette qui a explosé, au moins ça couvrira l'odeur de fennec jusqu'à l'hôtel).

Parlons en du trajet jusqu'à l'hôtel, On nous avait dit que le Japon, c'était un peu compliqué mais que les gens étaient super serviables, eh ben c'est super vrai : pour aller de Narita à Tokyo, tu as 46 choix : La navette, le skyliner, le keisei, le taxi, le limousine bus, le roller, etc... Le problème c'est que tu sais pas trop quoi choisir, alors tu demandes, où ils se mettent à 4 (ou en 4 aussi des fois) pour trouver ou se trouve ton petit hôtel sur leur(s) grande(s) carte(s). Et là, ils refilent la patate chaude au comptoir suivant (comme quoi, certaines méthodes de résolution des problèmes sont sans frontière), comptoir suivant ou la même chose se passe, bon ce coup ci ils arrivent à trouver ton hôtel, à t-indiquer comment y aller et même à te vendre le ticket adékoi.

Allez, ywygo, première plongée dans le métro japonais, eh ben en fait, c'est le même que celui de paris, sauf que :
  • c'est super plus propre
  • ça pue hachement moins
  • les gens sont disciplinés
  • les rames sont récentes
  • y a pas trop de monde (en tout cas à l'heure ou on y est arrivé)
Le (presque) Paradis quoi. Presque, parce que c'est quand même écrit koiziment qu'en japonais, et que bon, autant avec le cyrillique y a moyen de se débrouiller, autant avec le japonais...eh ben y a pas moyen, bon, on arrive quand même à descendre au bon arrêt pour notre correspondance et on monte dans un autre métro, sauf qu'au moment ou il part, un affreux doute nous assaille (ça c'est pour le coté dramatique, suspense tout ça tout ça) : sommes nous dans le bon métro...
Pour lever ce(t affreux) doute, nous appliquons la bonne vieille méthode qui a déja fait ses preuves : demander notre route. Nous interpellons donc une jeune fille qui appelle ses copines qui commencent à nous déblatérer la moitié du vocabulaire japonais à la fréquence d'un commentateur du 100m des J.O, le tout sans tenir compte du fait que nous n'y pigeons strictement rien, fait pourtant rendu bien visible par nos airs de poules découvrant un couteau.
Au bout d'un moment, on voit qu'elles ont compris notre question, et un débat s'engage entre elles devant ce qui semble être le plan du métro (le problème c'est que vu qu'il est en japonais, il nous est au moins aussi utile qu'une photo de Roselyne Bachelot). Et là, oh joie, oh miracle, elles trouvent la réponse, et c'est avec force gesticulations, sourires et hochements de tête, qu'elles nous "disent" que oui nous sommes dans le bon métro. C'est donc rasseréneés que nous nous rasseyons tout en surveillant du coin de l'oeil le nom des arrêts.
Bon, au bout de 5 minutes, on voit les 4 demoiselles qui reviennent devant le plan du métro et qui continuent à débattre, apparemment la réponse fait encore débat, bon elles nous font tout plein de sourires et de hochements de tête (pour nous rassurer je pense), mais nous on se demande juste si elles ont compris ce qu'on leur demandait.
Conclusion : Les japonais sont super serviables, même quand ils n'y comprennent rien
En fait, SURTOUT quand ils n'y comprennent rien.

Nous descendons à la bonne sortie ou nous retrouvons la chaleur tropicale que nous avions laissés à l'aéroport et nous dirigeons vers le Tourist Information Center le plus proche (10 minutes de marche, mais avec armes et bagages (surtout bagages en fait) c'est long), ou des gens super aimables, et qui parlent (presque) anglais nous indiquent la direction de l'hôtel.
Re 10 minutes de marche (on commence à sérieusement mouiller le maillot) et même Marjorie commence à avoir un peu chaud (ce qui signifie que l'on se trouve 5° au dessus de ma température maximale de fonctionnement).

Et c'est donc dégoulinant de sueur, complètement fracassé par un trajet de 20h, notre horloge interne ne sachant plus ou elle habite, que nous arrivons à l'hôtel. Nous y prenons une douche, et nous endormons pour une petite "sieste" bien méritée.

20H Loc : nous nous réveillons, la sieste a un peu duré plus que prévu. Nous décidons quand même d'aller manger quelques sushis (ma fois fort bons), sur le trajet, premières phtos dépaysantes :



ça, c'est un zouli complexe de temple juste à côté de notre hôtel.






Le ventre bien rempli, nous allons donc nous coucher, afin de récupérer et d'être d'attaque pour notre premier jour au pays du soleil levant.

3h du matin : nous n'arrivons plus à dormir, normal, en France il est 20h, et en plus c'est la plus longue nuit qu'on ait faite ces Trois dernières semaines. Bon, pour le coup, le soleil levant on l'a bien devancé : plus qu'à attendre 5h et on sera d'attaque pour la visite du marché aux poissons.

Allez Saïonara et à demain









5 commentaires:

Anonyme a dit…

Absolument géniale votre idée de blog!
J'ai toujours autant de plaisir à te lire, Guillaume! Bon, quand est-ce que je vais enfin pouvoir me faire dédicacer un de tes livres, que je puisse frimer auprès de mes copines?! Sérieux, si j'avais ton talent et ton humour, j'aurais déjà écrit au moins quatre best sellers!
Bon, j'arrête de t'envoyer des fleurs, la livraison jusqu'au Japon coûte un oeil!
Très bonne lune de miel à vous deux et à très bientôt pour un nouvel épisode épique et romantique!!p

Anonyme a dit…

je confirme t'es pas sortable ;) :p

Anonyme a dit…

+1 t'es pas sortable :D

On attend la suite de votre périple !

Darkside of the Moon a dit…

@Sophie : merci beaucoup tes compliments me vont droit au coeur...

@Schoun & Coach : m'en fous, au moins j'ai le coussin aeroflot...y a un qui en veut un autre ?

Anonyme a dit…

Chère Marjorie et Guillaume,

je suis entrain de visionner votre périple au Japon. Je suis contente de vous voir si heureux et je vous envie de pouvoir visiter un si beau pays...Papy n 'est pas à mes coté puisque j' ai trouvé un cyber café a Faverges (et oui il y en a 1-en face de l 'église !) je vais pouvoir vous suivre quotidiennement dans votre voyage. Gros bisous et à bientôt. Mamy